Voilà le dialogue qu'il était possible de lire récemment sur une liste d'enseignants à laquelle je suis abonnée:
------- interlocuteur 1 ------------------------------
moi pas comprendre...
-------- interlocuteur 2 ---------------------------
Tiens, de l'espéranto! ;-)
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Sans doute n'y avait-il pas une réelle volonté
consciente de nuire à la personne n°1, ni même de nuire à l'espérantisme...
Mais pourtant, si on y réfléchit... La phrase "moi pas comprendre" est ce qu'on appelle couramment du
"petit-nègre", en souvenir de l'époque coloniale. A cette époque, les colons avaient à l'égard des colonisés une condescendance qui consistait à les voir comme de "grands enfants".
Comparer un énoncé de ce type à l'espéranto, c'est sous-entendre que ce serait une sous-langue, qui ne vaut guère la peine d'autre chose qu'un sourire amusé...
Ce n'est même pas méchant, en effet: c'est bien pire.
C'est manipulateur. On dénie le statut de vraie langue à l'espéranto, sans en rien savoir.
Peut-être même en dehors de la volonté consciente de l'auteur...
Les exemples de ce type sont légion.
Je n'ai pas le temps de faire les liens tout de suite, mais il y a, si je me souviens bien, une ou plusieurs notes à ce sujet sur le blog "parole à tous". Je les ajouterai ici, ou j'essaierai de faire des trackbacks...